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  • Les mécanismes de l'allélopathie

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  • Caussanel (1975) définit l'allélopathie comme l'ensemble des phénomènes qui sont dus à l'émission ou à la libération de substances organiques par divers organes végétaux, vivants ou morts et qui s'expriment par l'inhibition ou la stimulation de la croissance des plantes se développant au voisinage de ces espèces ou leur succédant sur le même terrain. Les substances allélopathiques peuvent être émises par quatre voies :
    • volatilisation : notamment pour les plantes des régions arides
    • lessivage des parties aériennes : le lessivage des feuilles d'Abutilon theophrasti Médik. inhibe le développement du soja
    • décomposition des organes morts : les résidus de récolte ou les paillis peuvent poser des problèmes pour la culture suivantes
    • exsudats racinaires : il peut y avoir émission par les racines vivantes ou libération par les parties mortes.

Allélopathie

L'approche système SCV permet des observations pour une meilleure gestion de l'allélopathie qui peut se manifester avec l'emploi des mulchs et des successions culturales.

Facteurs influant l'activité des substances

  • nature du sol : les composés allélopathiques ont une activité réduite lorsqu'ils sont fixéspar les argiles ou la matière organique, alors qu'ils sont totalement disponibles dans un sol très sableux ; un amendement calcaire aurait la propriété de lier ces composés et de les inactiver
  • eau : un apport d'eau dilue les substances et diminue leur activité (rôle du drainage)
  • état de la plante réceptrice : stress
  • substance actives : durée de vie des substances (décomposition, migration) - synergie

Les phénomènes allélopathiques trouvent de nombreuses applications dans le domaine de l'agriculture.

  • Concurrence des mauvaises herbes sur la culture : les propriétés allélopathiques ont été mises en évidence pour plus de 90 espèces de mauvaises herbes, par exemple, Agropyrum repens (L.) P.Beauv. (chiendent),Chenopodium album L. (chénopode).
  • Lutte contre les mauvaises herbes :
    • sélection de variétés ayant un pouvoir allélopathique : avoine, tournesol, concombre et riz
    • élaboration d'herbicides : cynméthyline développé par Shell à partir de cinéol (composéterpénique de l'eucalyptus) pour le désherbage des cultures de soja, d'arachide et decotonnier
  • Gestion des rotations culturales : effets sur la culture suivante :
    • autotoxicité : le blé peut subir un effet dépressif s'il est implanté après une précédenteculture de blé avec de fortes variations variétales. Le sorgho ou la luzerne ont le mêmecomportement. Un exemple de limitation des risques d'autotoxicité : cas du riz pluvial etdu riz irrigué
    • successions nettoyantes : culture de tournesol
    • cultures associées : l'action des substances allélopathiques sur la fixation de l'azote peut perturber l'établissement des légumineuses dans les prairies
  • Itinéraires techniques :
    • résidus de récoltes : c'est actuellement un problème qui prend de l'importance avec ledéveloppement des techniques de travail minimum. L'enfouissement des résidus derécoltes permet de diluer les composés allélopathiques libérés par leur décomposition et de limiter leurs effets sur la culture suivante
    • plantes de couverture : une couverture permanente du sol réduit la prolifération des mauvaises herbes par l'obscurité qu'elle dispense, par la compétition pour les ressources du milieu et, aussi, par des effets allélopathiques fréquemment suggérés par l'expérience
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Commentaires

remercias 

merci  j'ai utilise ces informations a mon mémoire de fin d’études en ingénieur en agronomie 

biologie des mauvaises herbes

merci pour le bon sujet de l'allélopathie

 

Recherche dans la librairie virtuelle

application/pdf [3,99 MB] - 28/05/2005   AMATROP Laboratoire d'Accueil de Malherbologie Tropicale
application/pdf [46,72 kB] - 17/03/2003   Les effets allélopathiques de l'avoine (avena sativa) sur différentes mauvaises herbes et plantes cultivées

[ Résumé ]

La paille d'avoine utilisée pour la confection d'un mulch réduit fortement l'abondance des mauvaises herbes. Outre les phénomènes de compétition, les composés allélopathiques libérés lors de la décomposition des pailles jouent un rôle important. Des expérimentations conduites en milieu contrôlé ont permis d'apprécier leur impact sur la croissance de certaines espèces de mauvaises herbes et de plantes cultivées. Il s'avère que les macérations à 35°C et durant 24 h de paille d'avoine décomposée réduisent fortement la croissance de Plantago lanceolata et Bidens pilosa. Il semblerait qu'elles affectent la croissance du riz et de la tomate. Par contre, les restitutions minérales issues des macérations de paille sont profitables à la croissance du maïs (Zea mays) et de Cyperus rotundus. D'autres espèces sont indifférentes. Ces résultats illustrent le caractère sélectif du phénomène d'allélopathie.

application/pdf [46,72 kB] - 17/03/2003   The allelopathic effects of oats (Avena sativa) on various weeds and cultivated plants

[ Résumé ]

Using oat straw as a mulch significantly reduces weed growth. In addition to the competition phenomena caused, the allelopathic compounds released as the straw rots also play an important role. Trials conducted in a controlled environment demonstrated the impact of such compounds on the growth of certain weed and cultivated plant species. It transpired that rotten oat straw mulch macerated at 35°C for 24 h considerably hampered Plantago lanceolata and Bidens pilosa growth. It also apparently affected rice and tomato growth, but the minerals restored by macerated mulch stimulated maize (Zea mays) and Cyperus rotundus growth. Other species were not affected. These results demonstrate the selective nature of allelopathy.