En savoir plus
PERSYST CIRAD TA 74/09
Avenue Agropolis 34398 Montpellier CEDEX 5 France
France Antilles
Les recherches menées aux Antilles ont des enjeux pour le développement régional. Elles pourraient aider à la réhabilitation des terres dégradées en Haïti et à Cuba et permettre aux îles indépendantes de la Caraïbe d'accéder à une plus grande couverture de leurs besoins alimentaires par des productions locales.
Les Antilles sont une réserve de la biosphère, où le CIRAD est implanté depuis 50 ans (quatre sites en Guadeloupe, plusieurs dizaines d'hectares de terrains sur plusieurs écologies, labos équipés, génétique, microbiologie). Ce département d'outre-mer bénéficie d'un environnement scientifique de premier plan dans le domaine de la recherche agronomique notamment, marqué par des collaborations nouées de longue date entre le CIRAD et l'INRA Antilles Guyane.L'économie des îles et la couverture des besoins alimentaires de sa relativement forte population (près de 450 000 habitants) sont très dépendantes de la Métropole au sein d'un milieu fragile exposé aux risques naturels (cyclones, séismes, volcanisme). Les activités industrielles et commerciales en plein essor, une urbanisation mal maîtrisée et une agriculture fondée essentiellement sur deux filières d'exportation, banane et canne à sucre, impactent négativement l'environnement. Érosion des sols et pollutions deviennent des questions de société majeures.
Opportunité de création de nouveaux terrains en Agro écologie
Une mission effectuée fin mai 2008 en Guadeloupe s'est révélée très prometteuse sur plusieurs plans :
- Les techniques d'agriculture de conservation sont susceptibles d'offrir des réponses à court terme aux besoins exprimés par les agriculteurs et soutenus par la Région Guadeloupe en vue d'une production vers zéro pesticide (banane) et d'une meilleure couverture des besoins alimentaires par des productions locales respectueuses de l'environnement (pas de labour, minimum d'intrants, conservation de la fertilité des sols).
- Début 2009 des matrices Systèmes de culture sur Couverture Végétale (SCV) à pivot banane devraient être mises en place avec pour objectif le contrôle des bio agresseurs (nématodes en priorité) et la dépollution des sols (chlordécone notamment).
- On pourra construire des SCV à pivot canne avec replantation ou rotation avec d'autres cultures comme le riz pluvial et le maïs directement sur paillis de canne.
Résultats et attendus
Ces dispositifs et terrains constitueront autant de plates-formes où des opérations de recherche pluridisciplinaires, visant à comprendre le fonctionnement de la " boîte noire " SCV et à créer des outils d'ingénierie écologique pour piloter la multifonctionnalité des systèmes seront conduites (projets ANR). Plusieurs unités du CIRAD présentes en Guadeloupe (banane, horticulture et arboriculture fruitière) avec la collaboration de l'INRA Antilles Guyane conduiront ces travaux innovants.
L'appui de l'Université des West Indies (Trinidad & Tobago) et de l'Embrapa (Brésil) est attendu.
Commentaires
Recherche dans la librairie virtuelle
| [ Résumé ]
Séminaire du 10/01/2012 - Agropolis |
| [ Résumé ] La Touraine agricole : les champs d'une SCEA près de Montlouis sont de véritables puits de pétrole vert avec une séquestration de 2.5 t Carbone / ha / an sur des parcelles cultivées en SCV depuis 10 ans... |
| [ Résumé ] The comparative advantages of DMC rainfed cropping systems |
| |
| [ Résumé ] Rapport de mission en Guadeloupe 17 au 25 mai 2008. |
| |
| |
| |
| [ Résumé ] Ce diaporama présente les aproches actuelles de l'aide au développement, l'insuffisante prise en compte du capital naturel.... et les conclusions opérationnelles. |
| [ Résumé ] Après des rappels des grandes tendances d'impact généralisables des SCV cotonniers, sont évoqués les grands axes des possibilités offertes par les résultats en SCV pour l'avenir de la culture cotonnière en Afrique. |
| [ Résumé ] Ce document de travail souligne le paradoxe entre une faible prise en compte du capital naturel dans les politiques d'aide au développement « favorable aux pauvres » et l'importance pratique de ces ressources pour les pauvres. Il propose un argumentaire pour compléter, tout particulièrement en Afrique, les paradigmes actuels de la lutte contre la pauvreté par un volet consacré à la préservation des ressources naturelles renouvelables. Le paradigme actuel des politiques d'aide au développement est la « croissance favorable aux pauvres ». On constate qu'il est peu question du capital naturel dans ce paradigme. Certains « biens publics globaux » (BPG), en revanche, sont des biens environnementaux : climat, biodiversité. La préservation d'un capital naturel est alors au coeur des actions destinées à produire ces biens publics. Mais ce capital naturel producteur de BPG est fréquemment pris dans une contradiction entre objectifs locaux de court terme et objectifs globaux. Nous citons deux études récentes qui illustrent le lien entre pauvreté et ressources naturelles renouvelables, ainsi que les résultats du rapport de la Banque mondiale : «Where is the Wealth of Nations? » sur la composition de la richesse des pays africains. Ces études montrent l'importance du capital naturel pour les pays les plus pauvres. Prenant l'exemple de l'Afrique, nous examinons la diversité des fonctions économiques des ressources naturelles. Nous en proposons alors une typologie que nous résumons dans un schéma : le « triangle du capital naturel ». Nous présentons enfin une esquisse de modélisation de la relation entre capital naturel et développement : le « modèle aux élastiques». Nous montrons ensuite qu'en Afrique, l'absence, pour une grande majorité de pauvres, d'opportunité alternative ou de substituabilité facile du capital naturel plaide pour une approche « plus naturelle » du développement. La conclusion souligne donc la nécessité de prendre beaucoup mieux en compte le capital naturel renouvelable et sa conservation dans les politiques de développement en Afrique. Les documents de stratégie de réduction de la pauvreté (DSRP) actuels et les projets du Plan Marshall » sont en effet encore trop centrés sur le capital humain d'une part, sur le capital physique d'autre part. Les ONG spécialisées dans la sauvegarde de la biodiversité telles WWF, CI ou l'UICN, ont commencéde compléter leurs engagements sur la biodiversité par des préoccupations concernant le capital social concourant à la préservation ou les effets économiquesdes aires protégées. Les bailleurs de fonds ont un parcours symétrique à faire, en incorporant plus d'actions sur le capital naturel dans leurs financements, par exemple : préservation des sols, des ressources halieutiques, des forêts. |
| [ Résumé ] Ce dossier consacré à cette nouvelle agriculture, est le fruit d'une collaboration entre l'AFD, le Cirad, le MAE et le FFEM. Il a pour objectif de faire connaître cette véritable révolution agronomique au-delà du petit cercle des chercheurs impliqués. Nous espérons que ce dossier apportera une contribution utile aux efforts déployés par tous les partenaires des actions soutenues par l'aide française dans ce domaine, pour promouvoir une agriculture à la fois rentable et durable. La dégradation des sols dans le monde n'est pas une fatalité. Nous pouvons donner aux générations actuelles et futures les moyens de s'en préserver. |
| [ Résumé ] Direct-seeding mulch-based cropping systems (DMC) now provide an interesting cost-effective alternative for farmers, especially in developing countries, while alleviating environmental degradation and enhancing farmers'production competitiveness. DMC techniques have many agronomic, environmental an economic benefits that have proven effective in diverse settings (mechanized farming, smallholdings). These alternative cropping systems gives hope to many countries for sustainable and highly productive agricultural development. |
| |
| |
| [ Résumé ] Le rythme d'adoption des SCV en petite agriculture, en tant que nouveau paradigme, serarelativement lent et se fera à l'échelle de une ou deux générations. Les effets néfastes duchangement climatique apparaîtront avec un rythme comparable. Raison majeure pouraccélérer la diffusion là où les SCV ont déjà été implantés et pour commencer le plus tôtpossible ailleurs. |
| |
| [ Résumé ] Paris a accueilli du 24 au 28 janvier une conférence scientifique internationale sur la biodiversité. |
| |
