Localisation
- Zone cotonnière du Cameroun, province du nord et de l'extrême nord. Pluviométrie de 700 à 1 200 mm
Partenaires
Financement
- Agence Française de Développement, France AFD
- Ministère de l'Agriculture, de l'Elevage et de la Pêche, France MAEP
- Ministère Français des Affaires Étrangères et Européennes MAE DgCID
- Fonds Français pour l'environnement Mondial FFEM
- Centre de Coopération Internationale en recherche agronomique pour le développement Cirad
- Université de l'Etat du Parana, berceau du semis direct au Brésil, Ponta Grossa UEPG
- institut national français de recherche agronomique INRA
- Montpellier, France UMR LAMETA
- Université de Dshang au Laos
Activités
- Diagnostic
- Création de systèmes de culture SCV
- Appui à l'adoption et à la diffusion des innovations
En savoir plus
Cameroun
Développer avec les producteurs de coton au Nord Cameroun les techniques de semis direct sous couverture végétale permanente SCV en vue de réduire la facture des intrants, de redresser la fertilité des sols et de garantir une production agricole si possible diversifiée qui soit économiquement rentable pour les producteurs comme pour les opérateurs tels que la SODÉCOTON et l'OPCC
Le projet est animé par une équipe d'agronomes disposant d'une grande expérience sur les SCV. Le dispositif d'intervention est constitué de sites expérimentaux (création et amélioration des SCV) complétés par des sites terroirs où les solutions a priori intéressantes sont testées par les agriculteurs et adaptées en fonction des contraintes et aspirations de chacun. Pour alimenter le processus de diffusion, le projet prévoit de passer de 2 à 5 terroirs tests en trois ans. Pour faire fonctionner ce dispositif, 4 grands types d'action sont conduits : production de semences et plantes de couverture, suivi évaluation (base de données géo référencées), formation du personnel technique (accompagnement de l'innovation) et missions de conseils et expertise.
Pour atteindre l'objectif prévu sur 3 ans de voir adoptés les SCV par 30 000 agriculteurs (25 000 ha), outre la réussite de l'apprentissage technique de la maîtrise des SCV il sera nécessaire de trouver des réponses crédibles à la question de l'insécurité foncière d'une part et à celle de la compétition pour la biomasse entre agriculteurs et éleveurs d'autre part.
Compte tenu de la capacité des SCV à accroître très sensiblement la productivité de la terre, en particulier pour la production de fourrage, de céréales, gousses, mais aussi de coton graine, le projet prévoit un ensemble d'initiatives permettant aux différents partenaires de se rencontrer et de se mettre d'accord sur des règles de partage équitable de cette plus value attendue.
La mise en œuvre des activités implique un vaste ensemble de collaborations permettant de rassembler les compétences les plus diverses, depuis la recherche agronomique, l'université camerounaise et française, la profession agricole dont le secteur coopératif, sans oublier le secteur privé et les autorités locales provinciales et nationales.
Ce projet régional outre son intérêt agronomique économique et environnemental (les SCV sont capables non seulement de préserver les sols de l'érosion mais aussi de produire plus tout en séquestrant du carbone dans le sol) constitue, à travers le challenge proposé aux agriculteurs et aux éleveurs un véritable laboratoire d'étude des conditions de durabilité de l'agriculture des savanes africaines de demain.
Résultats et attendus
Les résultats des essais et tests réalisés en milieu paysan permettent de constater que des systèmes de culture sur deux ans faisant succéder une culture de coton (année 2) à une céréale (année 1) associée à une plante de couverture, dont tous les résidus de récolte sont laissés au sol, sont en mesure d'amorcer le redressement de la fertilité et des rendements, (+ 10 % sur céréales, + 30 % sur coton) et ce, d'autant plus vite que la quantité de biomasse est importante.
La diffusion des SCV à une échelle significative n'a pas encore été atteinte (sur 106 ha semés en céréales + plante de couverture en 2006, seulement 23 ha ont pu être semés en coton sous couvert végétal en 2007 ). L'extension des SCV au sein des exploitations qui les ont déjà testés, ainsi qu'au sein de nouvelles exploitations, se fait très lentement, car elle fait face à un jeu de contraintes d'autant plus fortes que la situation est dégradée, et s'avère difficile. Elle peut constituer un levier pour faire avancer certaines pratiques (conseil, gestion de l'espace, relance de la recherche). Sa mise en œuvre dans de bonnes conditions, gage de sa pérennité, implique des actions de formation, la mise en place d'intrants (herbicides) et de matériels spécifiques (pulvérisateurs), la remise en cause des usages (vaine pâture) et des pratiques (suppression du travail du sol), et elle doit impérativement intégrer les divers systèmes de production et l'échelle des terroirs villageois sur la longue durée. Ce système présente cependant des limites dans les zones où l'élevage est prédominant et où la vaine pâture est une pratique coutumière. Un accès plus sécurisé à l'espace serait de nature à encourager cet investissement (droits fonciers, baux, haies vives) et une meilleure synergie entre agriculteurs et éleveurs devrait pouvoir s'instaurer (plutôt que des affrontements), non sans résistances, avec l'évolution des pratiques.
Le Projet ESA2 Sodecoton : Une expertise SCV au service de l’Afrique des Savanes
Au Nord-Cameroun, du 19 au 30 octobre 2009, un voyage d’études a été réalisé par une délégation du projet SCAP ( cf le réseau ACT). Ainsi 11 agriculteurs dont 4 agricultrices et 7 cadres et techniciens ont eu l’occasion de rencontrer les techniciens du projet ESA2 de la Sodecoton ainsi que de nombreux paysans et paysannes ayant adopté les SCV comme mode de culture.
Les échanges directs entre pairs et les visites de terrain autour de cas judicieusement choisis ont permis de bien se représenter des cas concrets de pratiques d’agriculture de conservation dans un environnement assez proche des pays d’origine des visiteurs ( Niger Guinée et Burkina Faso). Cf les publications PDF 'publications conjointes, Cirad, ESA II, Sodecoton) d'Octobre Novembre 2009 dans la librairie virtuelle ci-après.
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Le paysan N° 91
Publications
Recherche dans la librairie virtuelle
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| [ Résumé ]
Cette mission 2010 en appui au projet PCS – ESA II de conservation des sols au Nord-Cameroun, qui fait suite à la mission L. Séguy 2008, est essentiellement consacrée à deux grands enjeux majeurs pour le développement durable de cette région et des pays voisins (Tchad, Soudan) : |
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| [ Résumé ] Visite d'échange SCAP, Le contexte
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| [ Résumé ] Contexte et justification
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| [ Résumé ] Visite SCAP, Octobre 2009 |
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Visite SCAP, Octobre 2009 |
| [ Résumé ] Visite SCAP, Octobre 2009 Fondement, principes et fonctionnement |
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Visite SCAP, Octobre 2009 |
| [ Résumé ] Visite SCAP, Octobre 2009 |
| [ Résumé ] Visite SCAP, Octobre 2009 I- CONTEXTE AGRO-ECOLOGIQUE
- Localisation de la zone cotonnière (carte) |
| [ Résumé ] Visite SCAP, Octobre 2009 |
| [ Résumé ]
Objectifs Visite SCAP, Octobre 2009 |
| [ Résumé ] Visite SCAP, Octobre 2009 Voyage d’étude au Nord Cameroun
par SCAP Ouagadougou du 19 au 29/10/09 |
| [ Résumé ] Mission du 13 septembre au 24 septembre 2008 au Cameroun:CIRAD / AFD / SODECOTON
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| [ Résumé ] Small-scaled, cotton based agriculture, progressively fails to fulfill sustainable development, mainly due to economic and technical constraints. DMC appears to be more suitable to fulfil the three main componants of sustainable development in relation with agriculture. Shifting from conventionnal agriculture is neccessary and must be accompanied by both scientific and institutional community. Especially within small-scale agriculture with little alternatives. |
| [ Résumé ] How to produce more biomass for DMC in Sub-saharian Africa: The case of Northern Cameroon |

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lundi 11 février 2013 16:01:00
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