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- Approche systémique : créer une gamme de systèmes variés, innovants et performants pour une dynamique de restauration rapide du potentiel productif du sol à moindre coût
- transfert de compétences et développement d'expertise
- Validation de ces systèmes dans le cadre de groupements et à l'échelle des terroirs
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Florent Tivet House number 21/13, BP 2991, Ban Thongkang, Sissatanak District
Vientiane - Laos
Laos
On mesure bien, dans le contexte du Laos, la nécessité de développer des alternatives techniques qui permettent, d'une part, la fixation d'une agriculture de montagnes diversifiée et rentable, et d'autre part, la promotion d'une agriculture de plaine, orientée vers les marchés, et devant répondre elle aussi aux critères de durabilité socio-économique et environnementale. Les techniques agro-écologiques à base de systèmes de culture avec semis direct et couverture végétale (SCV) ouvrent de nouvelles perspectives.
A terme, ce programme doit être en mesure, à la fois de proposer aux décideurs politiques des systèmes de production alternatifs pour la fixation d'une agriculture durable et préservatrice de l'environnement, et aussi d'assurer leurs transferts auprès des acteurs du développement et des collectivités.
Au Laos, l'agriculture, largement dominée par la riziculture, constitue le premier secteur économique. Elle occupe plus de 80 % de la population active constituant 50 % du produit national brut. Depuis 1994, on observe une fracture grandissante entre les deux grandes zones de production, que sont les zones de montagne, les plus isolées, et les zones de corridor du Mékong qui bénéficient de meilleures conditions d'accès aux marchés. En zones de montagnes, les systèmes traditionnels se trouvent aujourd'hui de plus en plus fragilisés du fait de la pression démographique croissante et d'une allocation de terres par famille très souvent insuffisante.
En zone de plaine, et notamment dans la province de Sayaboury, le diagnostic des pratiques agricoles met en évidence une dégradation massive du milieu physique. Cela signifie que, même dans ces zones à fort potentiel le milieu naturel peut être dégradé très rapidement avec des conséquences économiques, et sociales négatives.
Dans le corridor du Mékong (agriculture marchande), la transposition d'un schéma thaïlandais caractérisé par l'utilisation d'une mécanisation lourde et la présence de nombreux intrants s'est opérée progressivement au sud de la province de Sayaboury. Aujourd'hui, l'absence de périodes de jachère, l'élimination systématique de la matière organique et les actions mécaniques répétées (labours) fragilisent l'écosystème cultivé et entraînent une dégradation des infrastructures rizicoles et routières en aval.
Les premières activités SCV ont été menées par l'INRAF et le Cirad dans le cadre du Projet de Développement Rural des quatre districts du Sud de la Province de Sayaboury de 2000 à 2002. En janvier 2003, le Programme National Agroécologie (PRONAE) a été initié avec une extension des activités dans la province de Xieng Khouang.
Résultats et attendus
Construits à partir des cultures pratiquées au Sud de la Province de Sayabouri (Coïx lacryma Jobi, Vigna umbellata et maïs), les premiers SCV basés sur la gestion des résidus de cultures sont en cours de vulgarisation. Dans un deuxième temps de nouvelles alternatives sont proposées avec utilisation de plantes de couverture et une meilleure intégration entre les systèmes (culture, élevage, pérenne) est recherchée. Les premiers résultats obtenus mettent en évidence une réduction marquée des coûts de production, des temps de travaux, une augmentation de la marge nette et de la valorisation de la journée de travail.
Dans la province de Xieng Khouang de vastes unités de la plaine d'altitude sont faiblement valorisées pour l'agriculture et l'élevage. Ces grandes unités, situées entre 800 et 1 100 m d'altitude, sont des savanes herbacées avec des peuplements naturels de pins. Elles sont majoritairement axées sur l'élevage extensif de gros ruminants et sur des aménagements rizicoles. La régénération de ces sols peut s'effectuer par : L'utilisation d'espèces fourragères au fort pouvoir structurant en rotation avec des cultures vivrières et/ou commerciales. Des techniques d'écobuage suivies de rotations diversifiées en semis direct. L'écobuage permet d'augmenter la quantité de phosphore assimilable pour les cultures, entraîne une augmentation du pH et la libération de nombreux éléments minéraux Ca, K, Mg. Des premiers résultats mettent en évidence que ces deux alternatives offrent des perspectives nouvelles pour la mise en valeur, à moindre coût, de ces zones.
Le challenge est de monter les bases d'une agriculture stabilisée, diversifiée et préservatrice de son environnement naturel avec notamment des alternatives aux pratiques de défriche-brûlis.
Le coût initial des aménagements rizicoles et de leurs réhabilitations posent très souvent le problème de la rentabilité économique de ces ouvrages lorsque les rendements de riz n'atteignent que très rarement 3t/ha. La mise au point de systèmes rizicoles alternatifs, qui associent des variétés de riz de large adaptabilité et des SCV, permet d'envisager une meilleure valorisation de ces périmètres à mauvaise maîtrise de l'eau.
L'amélioration des potentialités productives du milieu par les SCV favorise la diversification et l'intégration des différentes composantes d'un système de production. L'accroissement du niveau de diversification est largement favorisé par l'utilisation de couvertures végétales, multi-usages, qui assurent des ressources (fourrages et grains) de qualité, aussi bien en conditions pluvieuses qu'en saison sèche et qui sont valorisables dans les différents ateliers de production animales (élevage de gros ruminants, pisciculture, aviculture ). L'augmentation de la diversification, associée à une amélioration des conditions de vie, constitue un élément clef pour l'adoption de ces systèmes.
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| [ Résumé ] P. Lienhard, F. Tivet, A. Chabanne, S. Dequiedt, M. Lelièvre, S. Sayphoummie, B. Leudphanane, N. Chemindlin Prévost-Bouré, L. Séguy, P-A. Maron, L. Ranjard
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[ Résumé ] The National Agroecology Programme (PRONAE) and the Southern Xayabury Application Point(PASS) of the Capitalization and Rural Development Support Programme (PCADR) have developed an approach in the provinces of Xayabury and Xieng Khouang that relies on direct-sowing mulch-based cropping systems (DMC). This approach has provided relevant alternatives to traditional agricultural practices which can no longer ensure the foundations of sustainable agriculture.In view of the results obtained, be they socio-economic or environmental, the Council of Ministers asked the Ministry of Agriculture and Forestry (MAF) to promote these techniques throughout the country, and called for this approach to be included in university and school courses. It is in that context that the Sector-based Agroecology Programme (PROSA), whose main aim is to define and implement a national strategy for the dissemination of Conservation Agriculture based on agroecological techniques (DMC), operates.This strategy is based on implementing an Agroecology Action Plan relying on the necessary incorporation ofnatural capital in rural development policies. The plan involves programming activities, setting in place decision-making and operational processes and bringing into play financial, material and human resourceson both a central and local level (province, district and sub-district). The finest level of intervention comprisesgroups of farmers linked to service centres set up by the government within the districts (Kum Ban Pattana). On each level, the agroecology action plan is to arise from an integrated and concerted approach, in which each category of rural development stakeholders is committed to a process in which their needs and skills are acknowledged by all. Likewise, on each level, it is necessary to define, in a concerted manner, the initiatives that have to be taken (diagnosis, planning, implementation, monitoring-appraisal), the tools required (training of the different stakeholders, organization and structuring of the State sector and of the private sector, contractualization between stakeholders) and the fields of involvement (extension, local development funding arrangements, management of natural resources, equipment management, organization of supplyand marketing chains, etc.). Each of the two pilot provinces, Xayabury and Xieng Khouang, is in the process of defining its Provincial Action Plan in Agroecology. An initial diagnosis of farming systems and their environmental impacts, along with the needs and contributions of each category of stakeholders, has been completed. The provinces then gave priority to defining decision-making and operational processes, and setting in place financial arrangements for the Provincial Action Plans. Initially, two funding tools are under consideration: constitution of a development fund, and agricultural credit. On a central level, the decision-making and operational processes are directly attached to the Ministry of Agriculture and Forestry, notably via the Planning Department. The creation of a Research and ServiceProvider Centre in support of local and national development is envisaged. Likewise, on a central level, it is a matter of facilitating the implementation of training plans for the different stakeholders. Lastly, the inclusionof agroecology in university and school courses is under way. Also for the educational sector, it is necessary to define a training plan to strengthen the skills and abilities of teachers. The creation of a national, or even regional network associating agricultural faculties and agricultural schools would enable an economy of scale by more effectively taking advantage of complementarities and decentralization to a more functional local level. |
| [ Résumé ]
Document présenté au 1st Symposium of the “ Flore du Cambodge, du Laos et du Viêtnam”: Feeding the link between biodiversity reservoir and economic productionwill contribute to “give a value” to the biodiversity “information”and illustrate the fact that“a standing forest worth much more than a cut back one !” |
[ Résumé ] Methodology of DMC.A Holistic Approach to Generate, Adapt, Validate andDisseminate Technologies with Smallholders |
[ Résumé ] A case study in the Mekong Corridor
The results of these surveys show that there are currently more than 1,200 smallholders using DMC systems on a total of about 1,500 ha of cultivated land. Overall, the rates and levels of DMC systems’ adoption by smallholders appear more important in areas where the environment is the most degraded and/or particularly fragile (case of Nongphakbong village, Botene district).
Currently, the main technical and socioeconomic constraints for a wide dissemination of DMC systems appear to be: 1) the credit and collection systems that have developed in southern Xayaboury province which continue to favour conventional, mechanized agriculture and prevent farmers from adopting technical alternatives, 2) lack of access to appropriate agricultural equipment,
With significant levels of crop diversification and engagement in off-farm or non-farm activities, livelihoods in general appear more diversified in the degraded and fragile areas. These trends can be considered as ‘risk avoidance’ strategies. By adopting DMC systems, smallholders attempt to avoid the environmental and economic risks associated with less sustainable systems |
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[ Résumé ]
The results of the WSA analysis are promising, highlighting the positive features of forage species like B. ruziziensis and S. guianensis, which seem able to aggregate smaller soil particles. Annual records should be made for B. ruziziensis, S. guianensis and others systems, and linked with analysis of microbial activities to show the beneficial functions of each species or system in soil aggregation. |
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| [ Résumé ] Liste récapitulative des stands. |
| [ Résumé ] ORCATAD. Developing a Database of Exemplary Practices in Conservation Agriculture |
[ Résumé ] This rice-beef system “creation-validation” process shows the need to maintain research activities to feed the development process and the merits of the approach for determining the potential for technology dissemination. |
