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Production de biomasse en saison fraiche : implantée à Madagascar avant la saison froide, V. villosa se développe lentement en hiver mais elle est installée et prête à produire une biomasse importante (3 à plus de 7 tonnes de matièresèche/ha/an) dès les premiers jours du printemps. Une telle biomasse est très intéressante pour la fixation de carbone, la minéralisation durant cette période étant inférieure à l’accumulation.

La relative tolérance à la sécheresse de V. villosa lui permet de se développer dans des conditions de faibles précipitations (la production de biomasse aérienne est ralentie mais son système racinaire continue de se développer).

Mélange Vesce - Lupin - Avoine

Levée des semis sur une couverture morte. Un sol couvert de manière permanente y compris en saison fraiche ou sèche.

Surveillez bien ce logo proposé à Madagascar dans les fiches techniques du GSDM, il signale des résultats de couvertures performantes possibles sans herbicides.

Exemple de rotation en semis direct (Soja/Maïs et Brachiaria) et paturage de bovins au Brésil.

Les challenges de l'agroécologie

Le challenge des SCV est de monter les bases d'une agriculture stabilisée, diversifiée et préservatrice de son environnement naturel.

L'approche agroécologique propose trois alternatives :

  • Principe de précaution : préservation anticipée de la ressource sol La substitution des opérations traditionnelles de défrichement par un abattage manuel sans brûlis, associée à l'implantation simultanée de légumineuses de couverture volubiles à très puissant développement végétatif qui digèrent la biomasse abattue, permet de conserver les potentialités physiques et biologiques originelles du sol, et d'améliorer sa richesse initiale en azote minéralisable
  • Préservation du potentiel productif : si la jachère a été brûlée suite à la défriche, il s'agit de couvrir le sol par des espèces qui permettent simultanément de la protéger et d'offrir des ressources additionnelles (fourragères et grains) en contre saison. Ces espèces seront valorisées comme couvertures mortes dans lesquelles seront semées des cultures vivrières
  • Restauration du potentiel productif : le challenge est de réduire la durée de jachère par l'utilisation d'espèces au fort pouvoir régénérant et de produire en même temps des grains et des ressources fourragères. C'est ainsi que cette période de restauration du potentiel productif peut-être valorisée dès la première année par l'implantation de tubercules tel que le manioc en association avec des espèces du genre Brachiaria et des légumineuses (S. guianensis). En deuxième année, la parcelle est subdivisée avec une moitié conservée en fourrage et l'autre moitié cultivée en riz associé à des plantes de couverture

Challenges pour une vulgarisation à large échelle des SCV

  • L'allocation du foncier : des actions collectives d'aménagement de l'espace peuvent être abordées mais elles soulèvent le problème de l'appropriation individuelle ou collective du foncier et donc de l'utilisation des aménagements qui pourraient être réalisés. L'insuffisance de terres allouées pour les zones d'agriculture de montagne, encore largement centrées sur les pratiques de défriche-brûlis, est le problème majeur si l'on souhaite aborder la gestion des ressources naturelles et la protection des sols cultivés.Gestion des couvertures végétales à l'échelle de la communautéUne meilleure intégration agriculture-élevage-espaces naturels doit être recherchée pour une utilisation fourragère raisonnée des résidus de culture et des couvertures végétales. Les avantages agro-socio-économiques des SCV devraient amener les communautés à définir des règles collectives visant à protéger les couvertures végétales (divagation des animaux, feux de brousse...)
  • L'accès au crédit : l'absence de crédit est présentée par les agriculteurs comme une des contraintes majeures pour l'accès aux innovations techniques. Cet accompagnement est donc nécessaire et doit être programmé au sein des villages où des actions sont engagées. Ce crédit pourra varier dans ses formes : semences, intrants et mécanisation
  • L'accès à la mécanisation: l'accès à la mécanisation agricole doit être recherché afin de faciliter la vulgarisation de ces systèmes. Des outils spécifiques de semis et de pulvérisation sont introduits. Ils doivent répondre aux différentes échelles de travail : manuel, motoculture et mécanisation « lourde » afin d'éviter toute dépendance des agriculteurs vis-à-vis des prestataires de service
  • L'accès aux matériels végétal et aux intrants : le matériel végétal doit être présent dans chaque village afin de permettre une multiplication aisée par les agriculteurs. Il est nécessaire de s'inscrire très rapidement dans un schéma de production autonome de ces espèces au sein des terroirs où des actions sont engagée

Pour l'approvisionnement en intrants, il est possible d'intervenir à plusieurs niveaux :

  • Informer et orienter les commerçants sur certains intrants attendus par les agriculteurs
  • Informer les commerçants et les agriculteurs sur les modalités d'utilisation de ces intrants
  • Encourager la reproduction de matériels agricoles spécifiques auprès d'entreprises spécialisées
  • Amélioration du continuum " agriculteurs, chercheurs, vulgarisateurs, enseignants, décideurs et secteurs privés " : une telle démarche demande avant tout un renforcement des capacités de formation au niveau national, une amélioration des relations entre acteurs et du transfert de connaissances d'un acteur vers l'autre. Elle implique que tous les acteurs soient associés dès le départ.Le renforcement des ressources humaines et l'amélioration du transfert de connaissances concernent plusieurs niveaux :
    • Le renforcement des équipes de formateurs sur le terrain. Ces équipes sont indispensables si l'on souhaite former efficacement et sur un pas de temps raisonnable des agents de vulgarisation dans les zones où des projets interviennent
    • La production de supports didactiques et techniques accessibles aux différents publics
    • L'implication du corps enseignant par le développement de cursus spécifique en agroécologie et SCV
    Un accompagnement continu et maîtrisé est nécessaire sur les premières campagnes et il est indispensable de concentrer les actions dans des zones focales où les moyens humains, techniques et financiers sont présents afin d'éviter la dispersion de messages techniques non maîtrisés

La gestion des écosystèmes cultivés en semis direct sur couverture permanente permet de convertir un cycle de dégradation accélérée des sols, en un cycle de reconstruction de leur fertilité. Les scénarios d'agriculture durable qui ont été créés grâce au semis direct sur couverture végétale permanente, sont tous construits sur une reconquête de la biodiversité. Les rotations et associations culturales, la meilleure intégration de l'agriculture et de l'élevage, la protection des sols associée à une forte activité biologique, sont autant de facteurs favorisant la durabilité et la résilience des systèmes cultivés. La large capacité d'adaptation de ces systèmes aux diverses conditions agro-écologiques et socio-économiques les rend accessibles aux différentes catégories d'agriculteurs, y compris les plus pauvres. Les efforts prioritaires doivent maintenant porter sur le renforcement des capacités pour une plus large diffusion d'une gamme diversifiée de SCV. A terme, ces systèmes doivent offrir des productions de qualité à haute valeur ajoutée avec moins d'intrants chimiques, et qui soient capables de restaurer au moindre coût, l'énorme potentiel des sols tropicaux déjà très fortement dégradés.

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application/pdf [7,36 MB] - 20/06/2008   Le Semis Direct sur Couverture Végétale Permanente (SCV), comment ça marche?

[ Résumé ]

Le présent document est une traduction adaptée et enrichie du document en malgache destiné aux agriculteurs. Il constitue une aide pour les vulgarisateurs de terrainen apportant des réponses aux questions que les agriculteurs peuvent seposer sur le Semis direct sur Couverture Végétale permanente (SCV).Ce n'est pas un document méthodologique ni des fiches techniques, mais plus modestement un document de sensibilisation aux techniques SCV .

application/vnd.ms-powerpoint [2,57 MB] - 13/05/2000   Bilan et perspectives DMC (Direct Sowing, Mulch-based and Conservation Agriculture) Global Program

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application/pdf [494,74 kB] - 01/03/2009 Improvement of cropping systems by integration of rice breeding: a novel genetic improvement strategy

[ Résumé ]

Rice improvement is based to an increasing extent on ever-sharper genetic analysis to the detriment of classical breeding, which is disappearing. Analytical genetics are very promising, but they cannot replace integrated and Wnalized breeding. Little attention has been paid to improving participatory rice breeding methods for subsequent integration into sustainable cropping systems. Special methodological initiatives are required to ensure the success of this breeding-agronomy integration. This integration of inexpensive breeding methods has increased the biodiversity of rice: low temperature and drought tolerant upland rice varieties for mountain areas, and polyvalent varieties, which have the ability to grow in both rainfed or irrigated conditions, they are perfectly adapted to improved cropping systems and to beneWciaries’ needs and preferences. These preliminary results on this integration demonstrate that the present approach is relevant.

application/pdf [980,24 kB] - 09/01/2009   A propos des SCV : pour une définition plus précise

[ Résumé ]

Note technique à propos de la définition du terme SCV et des usages

à propos des SCV …

- Justifications pour une définition plus précise et propositions

- Les voies du futur SCV

application/pdf [6,08 MB] - 01/06/2008   La symphonie inachevée du semis direct dans le Brésil Central (correction le 21/11/2008)
application/pdf [2,89 MB] - 12/08/2003   Dossier sequestration du carbone (PDF 21,5MO)

[ Résumé ]

et si on avait sous-estime le potentiel de sequestration pour le semis direct?

Quelles consequences pour la fertilite des sols et la production ?

Les effets bénéfiques des systèmes de semis direct sur couverture végétale permanente du sol sur la qualité biologique des sols, de l'eau, peuvent être très rapides et positionner cette activité comme dépolluante et en ce sens, lui permettre de recueillir des aides de la société civile pour sa participation à la limitation de l'effet de serre, à la préservation des paysages, des infrastructures rurales et de la faune, pour la qualité de ses productions. Mais, ces scénarios ne sont réalistes et possibles que si les divers acteurs du développement sont capables, ouvrant de concert et in situ, de créer ces systèmes de culture du futur, plus performants à la fois, pour séquestrer le carbone, recycler les nitrates et les bases, dégrader les xénobiotiques (critères des scientifiques et de la société civile), et qui satisfassent aux critères de choix de l'agriculture durable et à ceux des agriculteurs (critères de faisabilité technico-économiques).

Des méthodes systémiques de Recherche -Action efficaces existent pour la construction de ces scénarios d'agriculture durable et pour que tous les acteurs de la Recherche et du Développement puissent exercer ensembles leurs compétences au profit de tous : appliquons-les !

application/pdf [8,23 MB] - 04/06/2001   Un dossier du semis direct : systèmes de culture et dynamique de la matière organique - Février 2001

[ Résumé ]

l'Histoire agronomique qui est présentée dans ce document, raconte la construction d'une révolution technologique à la portée aussi bien des grandes agricultures modernes mécanisées, engagées dans la mondialisation, que des petites agricultures familiales, même les plus deshéritées. Céest l'histoire des techniques de Semis Direct, ou comment passer des systèmes destructeurs de la ressource sol, hérités du transfert Nord-Sud de technologies, solidement ancrées dans les pratiques traditionnelles, à des systèmes de gestion durable qui permettent de préserver totalement l'environnement et d'améliorer la capacité de production du patrimoine sol, à court, moyen et long termes, avec beaucoup moins de travail à l'hectare, une grande simplification des travaux agricoles, tout en ayant une flexibilité accrue dans leur exécution et une bien moindre pénibilité.

Cette histoire agronomique est d'abord celle d'une méthodologie d'intervention de la Recherche, qui agit pour et avec les agriculteurs, dans leur milieu. Elle offre aux agriculteurs un très large choix de technologies et scénarios réels de développement, une vision, comparative au cours du temps, de leurs possibilités réelles agronomiques et technico-économiques, face aux systèmes traditionnels en vigueur. Elle permet aussi dans le même temps aux agronomes et aux chercheurs de toutes les disciplines de produire des connaissances scientifiques pour expliquer, prévoir le fonctionnement des écosystèmes cultivés, évaluer de manière anticipée par rapport à leur adoption par les agriculteurs les impacts sur l'environnement (érosion, qualité biologique des sols).

Céest donc une démarche conceptuelle globale de Recherche-Action qui permet de mettre en regard : performances de production des systèmes, leurs modes de fonctionnement et impacts environnementaux, leurs limites d'application et possibilités d'extrapolation, dans une démarche préventive qui élabore des solutions réelles avec les agriculteurs, offre des choix stratégiques aux décideurs pour concilier les exigences de la société civile (impacts environnementaux, qualité et traçabilité des produits), des scientifiques (limitation de l'effet de serre, pollution des nappes et des cours d'eau, protection des infrastructures, ...) et les objectifs des agriculteurs et de l'agriculture durable en général.

La démarche utilisée a comme priorité principale de construire, d'abord dans la pratique, mais aussi dans la théorie, les bases d'une véritable révolution agricole bâtie sur le nouveau paradigme du Semis Direct sur couverture végétale permanente des sols. Lorsquéelle est appliquée à des éco et agrosystèmes très différenciés de la planète, elle peut permettre d'identifier les lois essentielles de très large applicabilité du fonctionnement des systèmes de culture, pour promouvoir leur adaptation à très grande échelle. La d'marche montre également que, à l'amont de toute recherche thématique qui doit alimenter le progrès constant des systèmes de culture durables, il est impératif de bâtir d'abord une mod'lisation raisonnée in situ des systèmes de culture et d'en assurer ensuite la maOtrise pratique, rigoureuse dans leur conduite (la science doit être en connexion directe avec les réalités et possibilités agricoles d'aujourd'hui et de demain).

A partir de cette démarche d'intervention, les signatures analysent les performances comparées des systèmes de culture pratiqués avec travail du sol et en Semis Direct, dans diverses grandes éco-régions du monde tropical. Les résultats obtenus attirent un certain nombre de conclusions de portée très générale :

  • Si la destruction de la matière organique (M.O.) des sols soumis à des modes de gestion inadaptés, peut être très rapide, sa reconstruction peut aller aussi vite en semis direct, en pratiquant les systèmes de culture construits à cet effet
  • Le pouvoir de séquestration du carbone d'pend d'abord de la nature des systèmes de culture créés dans chaque région; les plus performants à cet égard sont ceux qui produisent un maximum de matière sèche de résidus aussi bien à la surface du sol que dans le profil cultural, tout au long de la saison pluvieuse, mais aussi en saison sèche, au moment où les conditions de minéralisation de la M.O. sont ralenties. Le choix des plantes de couverture est aussi d'terminant : les plus efficaces sont celles qui sont les plus puissantes, qui sont capables d'assurer le mieux les fonctions à la fois de protection de surface, de restructuration du profil, de recyclage profond des nutriments qui exige l'utilisation de l'eau profonde du sol, accroissant ainsi la capacité de production des systèmes en matière sèche, même en saison sèche, à l'image de l'écosystème forestier
  • Dans les meilleurs systèmes en Semis Direct (SD), les niveaux de M.O. peuvent ainsi rapidement rejoindre, voire d'passer ceux des écosystèmes naturels, même en partant de conditions très d'grad'es au d'part
  • l'évolution des performances de la production agricole, qui intéresse en premier lieu les agriculteurs, accompagne celle de la M.O. = les systèmes de culture les plus productifs, les plus stables, les plus attractifs économiquement et de moindre risque, sont aussi ceux qui séquestrent le plus de carbone. Dans ces systèmes, la part de la fertilité gratuite construite en Semis Direct par voies physique et organo-biologique prend de plus en plus d'importance au cours du temps dans la capacité de production du sol : la productivité augmente avec moins d'engrais minéral, le potentiel du sol séaccroOt
  • Si tous les exemples présentés sont d'monstratifs à cet égard, celui des sols ferrallitiques de la ZTH, qui sont vides chimiquement, révèlent aujourd'hui des capacités de production durables, nulle part ailleurs égal'es, en présence de fumure minérale très faible: sur la même année agricole, il est ainsi possible de produire (et de reproduire) 6 à 7 t/ha de riz pluvial (qualité supérieure de grain) ou 4 à 5 t/ha de soja, puis en succession 3 à 5 t/ha de céréales "pompes biologiques", associées à des espèces fourragères qui formeront un pâturage durant la saison sèche, pouvant supporter 1,5 à 2 têtes de bétail à l'hectare sur 3 mois; les résultats de ces 3 cultures annuelles successives qui couvrent les 12 mois de l'année, sont obtenus en semis direct, et consomment au total de 50N a 115N.ha-1.an-1, suivant que la culture en tête de succession est respectivement du soja ou du riz, 100 à 110 P2O5.ha-1.an-1, 100 à 130 K2O.ha-1.an-1
  • Il est également possible de produire entre 3.000 et 4.600 kg/ha de coton en Semis Direct sur puissantes biomasses de couverture, en rotation avec les successions précédentes
  • Les meilleurs systèmes en Semis Direct produisent entre 26 et 32 t de résidus de matière sèche par hectare et par an ; les systèmes les plus faciles à pratiquer (souvent les moins performants) ont conquis plus de 6 millions d'hectares en moins de 10 ans dans les cerrados du Centre-Ouest Brésilien
  • Enfin, la ZTH apparait comme un simulateur d'élection pour l'étude de la dynamique du carbone : elle est le lieu où la minéralisation de la M.O. est la plus active et intense, et où les cycles de destruction-accumulation de l'humus sous l'action anthropique peuvent être le plus rapidement perceptibles, analysables, et par l. même permettent de raccourcir l'espace-temps pour l'évaluation de la dynamique du carbone
  • Il est évident que l'histoire de cette révolution en marche est une oeuvre collective pour laquelle diverses institutions se sont cooptées, ont uni leurs efforts, mettant ainsi en évidence la nécessité impérieuse, ressentie par tous, face à la d'gradation d'sastreuse des systèmes cultivés, de gérer les sols tropicaux autrement

Que soient chaleureusement remerciées les institutions qui ont contribué à construire ces nouveaux modes de gestion des sols, préservateurs de l'environnement : l'EMBRAPA (CNPAF) au d'part, la Fondation ABC du Paranü, les agriculteurs M. Matsubara, W. et J. Taffarel, les coopératives COOPERLUCAS, COOASOL et COMICEL du Mato Grosso, et plus récemment l'APDC, POTAFOS, et les partenaires direct du Cirad : les agriculteurs P. Machado, J. N. Lazarini, le groupe MAEDA et l'entreprise AGRONORTE PESQUISA.

Un tel partenariat exemplaire montre comment diverses institutions, en unissant leurs efforts, peuvent, en peu de temps et avec des moyens souvent modestes, amorcer la construction d'une véritable révolution agricole, difficilement imaginable dans le seul cadre de la recherche traditionnelle. Céest une chance unique à saisir pour la recherche, si ses objectifs sont bien de contribuer à l'amélioration rapide, et avec tous les acteurs, de la gestion durable des ressources naturelles, dont son bien le plus précieux : le patrimoine sol.

Lucien Séguy

application/pdf [5,33 MB] - 22/01/2000   Cultiver durablement et proprement les sols de la planète, en semis direct - version avec graphiques

[ Résumé ]

Le semis direct n'est pas seulement un mode de gestion du sol différent, mais une philosophie d'exploitation durable de cette ressource sol, en complète harmonie avec la nature. En adoptant le semis direct, soit en rompant avec la tradition mécanisée des terres, l'agriculteur rentre dans une véritable école de formation dans la propre nature elle-même, puisque c'est elle qui, bien gérée, va lui fournir les bases renouvelables et praticables de ce système, au coüt le plus bas possible. La gestion des écosystèmes cultivés par le semis direct se révèle un outil très performant de professionnalisation continue de l'agriculteur.

application/pdf [65,41 kB] - 05/01/2000   Cultiver durablement et proprement les sols de la planète, en semis direct -version sans fraphique

[ Résumé ]

Ce court article est la matière première d'une publication destinée à la revue de vulgarisation scientifique "Pour la Science" (article remis en juillet 1999). Après un bref historique du semis direct, sont abordés successivement : l'échec du transfert Nord-Sud des techniques de travail du sol pour la mise en valeur durable des sols ferrallitiques des fronts pionniers du sud de l'Amazonie, un nouveau concept de gestion des sols tropicaux inspiré du fonctionnement de l'écosystème forestier qui est né de cet échec, les divers systèmes de culture et d'élevage que nous avons construits sur ce modèle naturel. Ensuite, sont très rapidement exposées, les conséquences agronomiques et technico-économiques de l'utilisation du semis direct sur les performances des systèmes de culture. L'article rapporte en outre, les principaux impacts du semis direct dans le centre-ouest du Brésil : sur les modes de gestion des sols, sur la production de grains, sur l'élevage, sur l'évolution des sols et de l'environnement, sur les agriculteurs. Enfin, la question est posée de savoir si ces techniques peuvent intéresser l'agriculture française et quelques arguments solides sont avancés qui militent pour leur développement.

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